Site d'artisan sur WordPress ou sur Sitigo : qui s'occupe de l'entretien ?

WordPress est gratuit. Ce qui coûte, c'est tout ce qu'il faut autour : hébergement, thème, extensions, et surtout les mises à jour qui reviennent tous les mois. Sitigo génère votre site en 3 minutes pour 69 € en paiement unique, hébergement compris, et il n'y a rien à mettre à jour.

WordPress est gratuit, le reste ne l'est pas

Un dimanche de novembre, le site ne s'ouvre plus. Écran blanc, rien d'autre. Le neveu qui l'avait monté trois ans plus tôt travaille maintenant à Bordeaux et ne rappelle pas. Quelque part entre une version de PHP qui a changé chez l'hébergeur et une extension que plus personne ne met à jour, quelque chose a cédé — et le devis de la semaine part chez un concurrent dont le site, lui, s'ouvre.

WordPress fait tourner une part considérable du web, et il le fait bien. Le logiciel ne coûte rien : il est libre, on le télécharge et on l'installe. C'est autour de lui que la facture se constitue.

WordPress, c'est un atelier complet livré en pièces détachées. Tout y est, la qualité est là, et il est parfaitement capable de faire ce que vous voulez. Mais il faut le monter, le brancher, et revenir l'entretenir. Un artisan sait ce que vaut un bon outillage ; il sait aussi qu'un outil qu'on n'entretient pas finit par lâcher au mauvais moment.

Ce qu'il faut acheter avant d'écrire la première ligne

Les postes reviennent toujours dans le même ordre, et ce sont les mêmes que ceux chiffrés dans notre guide du prix d'un site web d'artisan :

  • Le nom de domaine — environ 15 € par an. Celui-là, prenez-le à votre nom quoi qu'il arrive : c'est la ligne à ne jamais laisser chez un prestataire.
  • L'hébergement mutualisé — 60 à 120 € par an chez un hébergeur grand public.
  • Le thème — 50 à 80 € pour un thème premium, davantage si vous voulez qu'il ressemble à votre métier.
  • Les extensions — formulaire de contact, référencement, sauvegarde, cache, sécurité. Les versions gratuites suffisent souvent ; les versions payantes se facturent à l'année, chacune de son côté.

Sur cinq ans, un WordPress auto-hébergé revient à 350 à 700 € de frais, sans compter une seule heure de votre temps. Confié à une agence pour la maintenance, comptez 30 à 80 € par mois, soit 360 à 960 € par an, tous les ans.

Le logiciel est gratuit, l'exploitation ne l'est pas. C'est la différence entre le prix d'un véhicule utilitaire et son coût de revient au kilomètre : personne ne décide d'un achat sur le premier chiffre seul.

WordPress vs Sitigo : ce que chacun demande à l'artisan

Le tableau ne compare pas des logiciels dans l'absolu, mais ce que chaque solution vous demande, à vous, une fois le site en ligne :

CritèreWordPress auto-hébergéSitigo
Prix du logicielGratuit (libre)Compris dans les 69 €
Coût sur 5 ans350 à 700 € en auto-géré ; 1 800 à 4 800 € avec maintenance en agence69 € en paiement unique
HébergementÀ souscrire séparément (60 à 120 €/an)Inclus, sans échéance
Mises à jourCœur, thème et extensions, en continuAucune : le site livré est du HTML statique
Surface d'attaqueBase de données + PHP + extensions tiercesFichiers statiques servis par CDN, sans base de données
SauvegardesÀ configurer et à vérifierSans objet côté artisan
Pages par villeÀ créer et à rédiger une par uneGénérées pour vos communes d'intervention
Données structurées localesExtension à installer et à paramétrerLocalBusiness en JSON-LD, d'origine
Mise en ligneQuelques jours à quelques semaines3 minutes
Liberté de designTotaleCharte par métier, sans édition libre
Boutique en lignePossible (WooCommerce)Non
Propriété du siteÀ vous, entièrementÀ vous : code exportable, domaine à votre nom

Les deux dernières lignes méritent d'être lues ensemble. Sur la propriété, WordPress et Sitigo sont du même côté : dans les deux cas le site vous appartient et rien ne s'éteint le jour où vous arrêtez de payer quelqu'un. C'est ce qui les distingue tous les deux d'une formule en location.

L'entretien, le vrai sujet

Le jour de la mise en ligne, WordPress et Sitigo donnent tous les deux un site qui fonctionne. La différence commence le mois suivant.

Vous devenez administrateur système par accident

Un WordPress vivant demande des mises à jour régulières : le cœur du logiciel, le thème, chaque extension installée, le certificat SSL, la version de PHP chez l'hébergeur. Aucune de ces opérations n'est difficile prise isolément. Le problème est qu'elles ne s'arrêtent jamais, qu'elles tombent sans prévenir, et qu'une extension abandonnée par son auteur devient une porte ouverte que plus personne ne referme.

Le téléphone qui vibre à 3 heures du matin en est le premier symptôme. Quand on installe une extension de sécurité sur WordPress, elle fait son travail : elle surveille les tentatives d'intrusion et envoie un rapport. Quand votre téléphone s'allume la nuit pour vous prévenir qu'un robot teste des mots de passe sur votre page d'administration, vous réalisez ce que signifie avoir une application dynamique ouverte sur le web.

S'y ajoute la pastille rouge des mises à jour qui clignote chaque semaine sur le tableau de bord — avec toujours le même doute : est-ce que ce clic va casser le formulaire de contact ou décaler le menu sur mobile ?

C'est là que le métier bascule : vous n'avez pas signé pour administrer un serveur, et pourtant c'est ce que vous faites un dimanche soir, entre deux devis. Un artisan qui délègue cette charge la paie 30 à 80 € par mois. Un artisan qui la garde la paie en soirées.

Cette charge-là se voit : quelque chose casse, vous le réparez. Il en existe une seconde, plus discrète, parce qu'elle ne tombe jamais en panne. Un site qui se charge vite et que Google lit bien repose sur une série de décisions techniques : la façon dont l'entreprise est déclarée aux moteurs, le nombre de pages réellement soumises à l'indexation, les images servies à un téléphone plutôt qu'à un écran de bureau, ce que le navigateur a le droit de charger. Sur un CMS, chacune de ces décisions existe quelque part sous forme de réglage — une case dans un thème, une option d'extension, une ligne de configuration chez l'hébergeur.

Or un réglage a deux propriétés. Il a un propriétaire : vous, y compris pour ceux dont personne ne vous a signalé l'existence — les valeurs d'origine d'un outil généraliste doivent convenir à une association, à un photographe et à une boutique autant qu'à un couvreur, donc elles sont neutres, ce qui n'est pas la même chose que réglées. Et il a une date : la prochaine mise à jour qui passera par là, sans garantie qu'il soit encore au même endroit ni à la même valeur.

La différence avec le paragraphe précédent tient en une phrase : une extension cassée se voit, un réglage manquant ne se voit pas. Le site reste en ligne, il s'affiche normalement, il est simplement moins bien lu — et rien, nulle part, ne vous le dit. C'est la part du travail d'administrateur qu'on ne découvre pas un dimanche soir, mais six mois plus tard, en cherchant pourquoi le téléphone ne sonne pas.

Rien de tout cela n'est hors de portée de WordPress. Chacun de ces réglages s'obtient avec la bonne extension et quelqu'un qui sait la poser, puis vérifier qu'elle est toujours en place l'année suivante. La question n'est pas ce que l'outil peut faire : c'est qui tient la liste.

Pourquoi un site statique n'a pas ce problème

Sitigo ne livre pas une application à faire tourner, mais des fichiers déjà écrits, servis par un réseau de diffusion. Il n'y a ni base de données à interroger, ni code exécuté à chaque visite, ni extension tierce dans la boucle. La sécurité absolue n'existe sur aucun système informatique, mais la différence tient à qui porte la charge : sur un site statique, votre vitrine publique n'héberge ni base de données locale ni code serveur à entretenir. L'espace de gestion est protégé en amont (accès sécurisé par e-mail sans mot de passe stocké, limitations strictes), et ce n'est plus à vous de veiller sur un serveur un dimanche soir.

Les réglages suivent la même logique, et c'est le point le plus concret : sur un site Sitigo, ce ne sont pas des cases restées ouvertes quelque part. Ils sont pris à la génération, avant la livraison, et ils ressortent dans les fichiers eux-mêmes — la fiche d'entreprise en données structurées, une page distincte par prestation et par commune desservie, la photo d'accueil déclarée en trois largeurs, les en-têtes de sécurité envoyés par le serveur, le fichier destiné aux moteurs de réponse. Ce qui n'est pas un réglage ne peut être ni oublié à l'installation, ni déplacé par une mise à jour. Ces cinq points-là se vérifient sur n'importe quelle adresse, la vôtre comprise — la marche à suivre est détaillée sur la page À propos — et c'est la meilleure façon de ne pas nous croire sur parole.

La contrepartie joue dans l'autre sens, et elle est réelle : quand une de ces décisions évolue chez nous, votre site ne la reçoit pas tout seul. Il est réécrit à son prochain rafraîchissement. Un site statique ne bouge pas sans qu'on le lui demande — c'est vrai des ennuis comme des améliorations.

Cette même différence se lit sur la vitesse. Un WordPress chargé d'extensions non optimisées présente souvent des lenteurs sur mobile — précisément là où le client local cherche un artisan, souvent debout, avec une barre de réseau. Le sujet est détaillé dans notre guide sur la vitesse d'un site d'artisan.

Ce que vous modifiez, et comment

Un site Sitigo n'est pas figé pour autant. Photos, réalisations, horaires, coordonnées, avis, certifications : tout se change depuis l'espace client, sans passer par un tableau de bord d'administration ni par un prestataire. La contrepartie est claire : vous modifiez le contenu, pas la structure ni le design.

Quand WordPress reste le bon choix

Il y a des cas où la réponse est WordPress, et où Sitigo serait un mauvais conseil. Autant les dire :

Si vous vendez des produits en ligne. Sitigo fait des sites vitrine : pas de boutique, pas de paiement intégré, pas de gestion de stock. WooCommerce sur WordPress est un standard, et il n'a pas d'équivalent chez nous.

Si vous publiez beaucoup, à la main. Sitigo propose un article par mois généré automatiquement en option. Pour un blog nourri chaque semaine, avec catégories, réécritures et gestion fine du référencement, WordPress est fait pour ça.

Si l'identité visuelle est le produit. Architecte d'intérieur, métier d'art, atelier dont le site est la vitrine esthétique : la charte par métier de Sitigo sera un carcan. Un thème sur mesure, ou un graphiste, répondra mieux.

Si vous avez besoin d'une fonction métier particulière. Réservation de créneaux, espace adhérents, catalogue filtrable, intégration à un logiciel de gestion : l'écosystème d'extensions WordPress couvre des besoins que nous ne couvrons pas et ne prévoyons pas de couvrir.

Si quelqu'un s'en occupe déjà, et bien. Un WordPress entretenu par une personne compétente et disponible est un bon site. Changer pour changer n'a pas d'intérêt. La question se pose le jour où cette personne n'est plus là — c'est souvent à ce moment que les artisans nous écrivent.

Pour le reste — plombier, électricien, maçon, carreleur, couvreur, menuisier, serrurier, garagiste, paysagiste — le besoin tient en une phrase : être trouvé par un client de la commune d'à côté, et être appelé. C'est l'usage exact que Sitigo optimise, et c'est celui pour lequel un WordPress représente beaucoup d'entretien pour un résultat comparable.

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Questions fréquentes

Si WordPress est gratuit, pourquoi un site WordPress coûte-t-il quand même ?
Parce que le logiciel n'est qu'une pièce. Il faut y ajouter un nom de domaine (environ 15 €/an), un hébergement mutualisé (60 à 120 €/an), souvent un thème premium (50 à 80 €) et parfois des extensions payantes. Sur cinq ans, un WordPress auto-géré revient à 350 à 700 € de frais, hors temps passé. Confié à une agence pour la maintenance, comptez 30 à 80 € par mois. Sitigo demande 69 € une seule fois, hébergement compris.
Peut-on récupérer un site WordPress existant dans Sitigo ?
Pas en important le site tel quel. WordPress permet d'exporter votre contenu, mais Sitigo ne reprend pas un thème ni une base de données : il regénère un site neuf à partir des informations que vous déclarez — métier, prestations, communes d'intervention, coordonnées — en 3 minutes. Vous pointez ensuite votre nom de domaine vers le nouveau site et vous résiliez l'hébergement quand vous êtes prêt. Gardez l'ancien en ligne le temps de comparer : rien ne presse.
Un site Sitigo est-il moins bien référencé qu'un WordPress ?
Google n'accorde aucun avantage à une technologie plutôt qu'à une autre : il lit des pages. Ce qui compte est ce qu'elles contiennent — une page par prestation, une page par commune, des données structurées LocalBusiness, un temps de chargement court sur mobile, un téléphone cliquable. Sur WordPress, chacun de ces points se configure ou s'achète en extension. Chez Sitigo, ils sont dans le site livré. Le détail est dans notre guide du référencement local.
Et si je veux quitter Sitigo plus tard ?
Le nom de domaine est à votre nom, et vous pouvez télécharger l'intégralité de votre site en archive ZIP depuis votre espace client, sans nous le demander. Ce sont des fichiers HTML statiques : ils s'hébergent chez n'importe quel hébergeur. C'est la même liberté que WordPress vous donne, et c'est volontaire — un site qu'on ne peut pas emporter est un site loué.

WordPress® est une marque déposée de la WordPress Foundation. WooCommerce est une marque de ses propriétaires respectifs. Sitigo n'est affilié à aucune des deux. Les fourchettes de prix citées sont des ordres de grandeur du marché français de l'hébergement mutualisé et de la maintenance, cohérents avec ceux publiés dans notre guide du prix d'un site web d'artisan.

Pour aller plus loin : pourquoi Sitigo, alternative à Wix pour artisan, agence, freelance ou Sitigo, faire son site seul ou avec Sitigo, guide du prix d'un site web, guide vitesse PageSpeed.