Vingt heures, un mardi de novembre. Le carrelage de la salle de bain est posé, la camionnette est rangée, et le téléphone affiche quatre appels manqués. Deux messages vocaux. Un numéro inconnu qui a raccroché sans rien laisser.
Vous rappellerez demain matin. Et demain matin, deux de ces personnes auront déjà appelé quelqu'un d'autre. Pas parce que l'autre est meilleur : parce que l'autre a décroché.
C'est ce trou que les deux options mensuelles de Sitigo cherchent à combler, chacune à sa manière. Avant de les détailler, une mise au point s'impose. Elle change la façon de lire tout le reste.
1. Votre site est payé une fois. Ces options n'y changent rien
Le site coûte 69 €, une seule fois, hébergement compris. Pas de renouvellement annuel, pas de loyer mensuel. Aucune des options décrites ici ne remet ce point en cause.
Si vous ne souscrivez à rien, il ne se passe rien. Votre site reste en ligne, à votre adresse, avec vos textes et vos photos. Vous continuez à le modifier gratuitement depuis votre espace client. Rien ne se coupe, rien ne se dégrade, aucun bandeau ne vient vous rappeler que vous pourriez payer davantage.
C'est la différence entre acheter sa camionnette et payer un intérimaire le samedi. La camionnette reste dans la cour le jour où vous arrêtez l'intérim. Ce que vous payez chaque mois ici, ce n'est pas le droit de garder votre site en ligne. C'est du travail fait à votre place : un article rédigé, des conversations tenues à 23 h, des estimations écrites pour vos prospects.
La nuance a l'air théorique. Elle ne l'est pas. Un contrat de location de site prend votre site en otage : vous cessez de payer, tout disparaît, et les contrats courent souvent sur 36 à 48 mois. Ici, c'est l'inverse. Vous cessez de payer, le service s'arrête, le site reste.
Une question revient souvent à ce stade : pourquoi ne pas avoir fait du site lui-même un abonnement à 10 € par mois ? C'est exactement ce qu'on m'a conseillé de faire, y compris les modèles d'intelligence artificielle à qui j'ai fait examiner ces sites : personne ne résilie pour 10 €, et dix ans de prélèvements indolores rapportent 1 200 € là où le paiement unique en rapporte 69. Le calcul est juste, et il explique une bonne partie des offres bon marché du marché. Il suppose seulement que vous finissiez par oublier la ligne sur votre relevé bancaire. Ce mécanisme porte un nom : la rente numérique, un prélèvement calibré pour être indolore, adossé à un travail qui ne se refait pas. C'est précisément ce que les options de cette page ne sont pas : chacune paie quelque chose qui est produit à nouveau ce mois-ci, et votre site continue sans elles. Le détail de cet arbitrage est sur la page à propos.
2. Visibilité : 4,90 € par mois
Une seule formule, trois choses qui servent le même but : être trouvé. Un article de blog chaque mois, quatre publications prêtes à coller sur votre fiche Google Business chaque mois, et l'assistant de conversation sur votre site. Une souscription PayPal unique : une seule ligne sur votre relevé, une seule chose à résilier le jour où vous n'en voulez plus.
L'article mensuel
Un article de 800 à 1200 mots, rédigé et publié chaque mois sur votre site, avec sa page d'index et son flux RSS.
Un site qui n'a pas bougé depuis deux ans envoie un signal. Pas au visiteur, qui ne le voit pas, mais aux robots qui décident quelles pages méritent d'être proposées. Un site qui publie régulièrement leur donne une raison de revenir le lire.
Le second effet est plus terre à terre. Chaque article répond à une question que vos clients posent vraiment : combien de temps pour refaire une salle de bain, faut-il vider la pièce avant de poncer un parquet, ce que couvre exactement la garantie décennale. Ce sont des recherches tapées par des gens qui n'ont encore aucun nom d'artisan en tête.
Ce que l'abonnement ne fait pas : du chiffre le mois suivant. Le référencement par le contenu se compte en mois, pas en semaines. Un plaquiste qui souscrit en janvier et regarde ses statistiques mi-février sera déçu, et il aura raison de l'être. Ce n'est pas là que ça se joue.
Si vous résiliez, les articles déjà publiés restent en ligne sur votre site. Vous ne perdez pas ce qui a été écrit ; vous arrêtez d'en recevoir de nouveaux.
Les quatre publications Google Business
Le premier de chaque mois, vous recevez par email quatre textes courts écrits pour votre fiche Google Business : un post de saison, un conseil de métier, une question locale fréquente, et une invitation à vous appeler. Vous les collez dans l'onglet « Publications » de votre fiche. Compter cinq minutes.
Pourquoi ça compte : une fiche qui publie régulièrement remonte mieux dans les résultats locaux qu'une fiche laissée en l'état. Et pour beaucoup d'artisans, la fiche Google fait plus de téléphone que le site lui-même.
Disons aussi ce que ce n'est pas : la publication reste manuelle. Google a fermé en 2024 l'accès programmé à cette partie de son interface pour les petites entreprises ; personne ne peut publier à votre place sur votre fiche sans que vous ayez connecté votre compte. Ce que l'abonnement vous épargne, c'est la page blanche, pas le copier-coller.
L'assistant de conversation
Vingt-trois heures, un dimanche. Un propriétaire cherche un dépanneur pour une chaudière qui claque. Il n'appellera pas à cette heure-là, mais il veut savoir deux choses : si vous intervenez dans sa commune, et si vous vous déplacez le week-end. Il pose la question dans la bulle en bas à droite, obtient sa réponse, et laisse son numéro.
L'assistant répond à partir du contenu de votre site : vos services, votre zone d'intervention, vos horaires, vos réponses de FAQ. Les conversations sont illimitées, sans compteur.
Le widget est désactivé par défaut, et l'abonnement ne l'active pas. Il est compris dans la formule, mais rien ne s'affiche sur votre site tant que vous ne l'avez pas allumé vous-même depuis votre espace client. Vous pouvez souscrire Visibilité pour le blog et les posts Google, et ne jamais afficher la bulle.
Vient maintenant la partie que peu d'éditeurs écrivent noir sur blanc, et c'est justement pourquoi l'affichage est laissé à votre initiative. Une IA peut se tromper. Elle peut annoncer un délai ou un ordre de prix que vous n'avez jamais validés. Vous restez responsable de ce qui est dit en votre nom sur ce canal. Le visiteur, de son côté, est prévenu qu'il s'adresse à un assistant automatique : le règlement européen sur l'intelligence artificielle l'impose.
Le bon réflexe, c'est de relire les textes de votre site avant d'activer la bulle. L'assistant ne connaît que ce qui y est écrit. Une zone d'intervention floue dans vos réglages donnera une réponse floue à 23 h.
3. Le devis IA : 12 € par mois
Votre site a déjà une page d'estimation, et elle est gratuite. Le visiteur choisit sa prestation, coche quelques options, joint des photos si le chantier mérite d'être montré, et repart avec une fourchette de prix pendant que vous recevez le détail par mail. Cela fonctionne sans rien payer, et pour beaucoup de métiers cela suffit : nous détaillons ce parcours dans le guide de l'estimation en ligne.
L'envoi des photos, lui, ne se paie pas : le champ est ouvert à tous les visiteurs, abonnement ou pas. Un carreleur qui reçoit trois clichés de la pièce sait s'il y a une chape à reprendre avant même de monter dans sa camionnette, et ce déplacement évité ne lui coûte rien. Ce que l'abonnement ajoute, c'est leur lecture automatique : voir juste en dessous.
L'abonnement ajoute trois choses, et trois seulement. Un champ de contexte libre, où le prospect décrit sa situation dans ses mots plutôt qu'en cochant des cases. Et un bouton « Estimation détaillée par IA » qui rédige, à partir de ce contexte et des options choisies, un complément expliquant la fourchette au lieu de l'afficher sèchement : pourquoi ce prix, ce qui le ferait monter, ce qui le ferait baisser. Dans les deux cas la fourchette chiffrée reste calculée par le barème métier : l'IA explique, elle n'invente pas les prix.
La troisième est pour vous, pas pour le visiteur : les photos jointes sont lues automatiquement (trois au plus par demande) et résumées dans le mail que vous recevez — ce que montrent les clichés, ce qu'il faudra vérifier sur place, ce qui peut faire bouger le chiffrage. C'est une note de préparation, pas un diagnostic : elle ne s'affiche jamais chez le prospect, et rien ne remplace la visite. Si une photo est illisible, hors sujet ou le service momentanément indisponible, la demande vous arrive sans la note, comme avant : la fourchette chiffrée, elle, part dans tous les cas. C'est le genre de chose qui se juge sur vos vraies demandes plutôt que sur une page de vente — la garantie 30 jours s'applique à cette première mensualité, essayez un mois et voyez si ça vous convient.
🔍 Préparation de visite — lecture des photos
Ce que montrent les photos :
- Photo 1 : tableau électrique ouvert, disjoncteurs modulaires de marque ABB, présence d'un module d'affichage avec inscriptions en cyrillique, câblage bleu et blanc avec embouts rouges, étiquette « TY16-705 » visible sur un câble
- Photo 2 : borne de recharge murale pour véhicule électrique, câble connecté à une voiture blanche, afficheur indiquant « 3.49 kW », semble installée dans un garage ou parking couvert
À vérifier sur place :
- Marque, référence et état réel du tableau (les inscriptions suggèrent un matériel non aux normes NF françaises, à confirmer)
- Présence et calibrage du disjoncteur de branchement et des différentiels
- Section et nature des câbles arrivant au tableau
- Lien entre la demande de remplacement de tableau et la borne de recharge visible en photo 2 (alimentation dédiée ou non, à clarifier avec le client)
- Accès au local technique et hauteur sous plafond
Ce qui peut faire varier le chiffrage :
- Conformité du tableau existant et nécessité de mise aux normes complète
- Nombre de circuits à réintégrer
- Présence d'une ligne dédiée pour la borne de recharge
- Accessibilité du tableau et distance au compteur
Lecture automatique des photos, incluse dans votre formule devis. C'est une aide à la préparation, pas un diagnostic : à vérifier sur place.
Pourquoi 12 € et pas 4,90 € ? Parce que chaque estimation rédigée consomme du calcul réel chez un fournisseur d'IA, facturé au texte produit. Le prix suit le coût.
Autant le dire clairement, parce que c'est l'option la plus chère du catalogue pour l'ajout le plus étroit. Elle se défend sur les métiers où le prix a besoin d'être expliqué : une rénovation complète, une charpente, une pompe à chaleur, tout ce qui affiche une fourchette large qu'un prospect lit comme un flou plutôt que comme une honnêteté. Sur une prestation simple et bien balisée, un remplacement de robinet ou un débouchage, la page gratuite fait déjà le travail et les 12 € n'ajoutent rien que le client attendait.
4. Le tableau, et ce qui se passe quand vous arrêtez
| Option | Prix | Ce que ça ajoute | Si vous résiliez |
|---|---|---|---|
| Visibilité | 4,90 € / mois | 1 article de 800 à 1200 mots par mois avec page d'index et flux RSS, 4 publications Google Business par mois reçues par email, et l'assistant de conversation (à afficher ou non) | Les articles publiés restent en ligne, il n'en arrive plus de nouveaux ; les publications Google cessent d'arriver ; la bulle disparaît du site |
| Devis IA | 12 € / mois | Champ de contexte libre + complément d'estimation rédigé par IA + lecture automatique des photos jointes, résumée dans votre mail | La page d'estimation reste gratuite, envoi de photos compris, sans le texte rédigé ni la lecture des photos |
Les deux fonctionnent de la même façon côté paiement. Prélèvement PayPal chaque mois à la date anniversaire, durée indéterminée, reconduction tacite. Résiliation à tout moment, sans frais ni préavis, depuis votre espace client ou directement depuis votre compte PayPal.
Trois points méritent d'être lus lentement, parce que ce sont ceux qui créent les mauvaises surprises ailleurs.
Le mois entamé n'est pas remboursé au prorata. Si vous résiliez le 20, vous gardez le service jusqu'au bout de la période payée, et les dix jours restants ne vous sont pas rendus.
La garantie « satisfait ou remboursé » de 30 jours s'applique à la première mensualité, pas à la douzième. Vous pouvez essayer un mois et vous faire rembourser ce mois-là. Au-delà, la sortie passe par la résiliation, pas par le remboursement.
Le droit de rétractation légal de 14 jours s'ajoute à cette garantie commerciale, il ne la remplace pas.
Rien de tout cela ne touche à votre site. Vous pouvez résilier les deux abonnements le même jour : il reste en ligne, à votre nom, avec ses articles déjà publiés et son forfait de base déjà réglé.
5. Activer, ou couper, en trois minutes
Tout se passe dans votre espace client, sans email intermédiaire ni lien à retrouver dans une vieille boîte de réception.
- Ouvrez sitigo.fr/mon-site avec le lien personnel reçu à la création de votre site.
- Allez dans l'onglet Abonnements.
- Le prix mensuel est affiché avant tout engagement. Cliquez sur le bouton PayPal, validez dans la fenêtre PayPal.
- L'option s'active immédiatement au retour sur votre espace ; aucune manipulation technique de votre côté.
- Pour couper : le même onglet propose la résiliation, et votre compte PayPal permet aussi d'arrêter le prélèvement directement.
Un dernier conseil de bon sens. Prenez une option à la fois, laissez-la tourner deux mois, regardez ce qu'elle change à votre téléphone. Les deux souscrites le même soir, c'est deux lignes sur le relevé et aucune idée de celle qui travaille vraiment pour vous.
Une cinquième option est à l'étude, et elle n'existe pas encore : un répondeur téléphonique IA qui décroche à votre place quand vous êtes sur un chantier. Ni date ni tarif définitif à annoncer aujourd'hui. Le guide des appels manqués compare ce qui existe déjà sur le marché, prix publics à l'appui, et permet de laisser une adresse pour être prévenu si nous la construisons.
Le site d'abord. Les options seulement si vous en voulez.
Créez votre site en 3 minutes pour 69 €, payés une fois. Hébergement compris, sans abonnement, sans renouvellement annuel. Les options mensuelles décrites ici restent disponibles plus tard, depuis votre espace client, si vous en éprouvez le besoin.
Créer mon site — 69€6. Questions fréquentes
Dois-je prendre un abonnement pour que mon site reste en ligne ?
Non. Le forfait de base à 69 € est un paiement unique qui comprend la génération du site et son hébergement. Aucun paiement récurrent n'y est rattaché. Les deux abonnements décrits sur cette page sont des options facultatives : ils ajoutent un service produit chaque mois, ils ne conditionnent jamais la mise en ligne ni le maintien de votre site.
Que deviennent mes articles si j'arrête l'abonnement blog ?
Ils restent publiés sur votre site, avec leur page d'index et leur adresse. Rien n'est retiré ni masqué. Ce qui s'arrête, c'est la production : vous ne recevez plus de nouvel article le mois suivant. Les pages déjà indexées par Google continuent donc à travailler pour vous après la résiliation.
Le chatbot peut-il annoncer un prix que je n'ai pas validé ?
Oui, c'est un risque réel et nous préférons le dire. Un assistant IA peut donner une réponse approximative ou citer un délai que vous n'avez pas fixé. C'est pourquoi le widget est désactivé par défaut : vous décidez seul de l'afficher, et vous restez responsable des engagements pris via ce canal. Relire les textes et la zone d'intervention de votre site avant l'activation réduit nettement le risque, puisque l'assistant ne répond qu'à partir de ce contenu.
La garantie 30 jours couvre-t-elle tout mon abonnement ?
Non, elle s'applique à la première mensualité. Vous pouvez essayer une option pendant un mois et demander le remboursement de ce premier prélèvement. Passé ce cap, la sortie se fait par la résiliation, sans frais ni préavis, mais sans remboursement du mois entamé. Le droit de rétractation légal de 14 jours s'ajoute à cette garantie commerciale.
Puis-je prendre le blog sans le chatbot ?
Le blog et le chatbot ne se souscrivent plus séparément : ils font partie de la même formule Visibilité, à 4,90 € par mois, avec les publications Google Business. Rien ne vous oblige à tout utiliser : l'assistant de conversation reste désactivé tant que vous ne l'affichez pas depuis votre espace client, et vous pouvez ne vous servir que de l'article mensuel. Les artisans abonnés au blog seul ou au chatbot seul avant le 20 août 2026 conservent leur formule et leur tarif tant qu'ils ne résilient pas.